Guide Sauvegarde 2025

Vos données sont-elles vraiment sauvegardées ?

93% des entreprises qui perdent leurs données de façon irréversible déposent le bilan dans les 5 ans. Voici comment construire un plan de sauvegarde qui protège vraiment votre activité.

La règle 3-2-1 : le standard international

C'est la règle d'or de la sauvegarde. Simple à retenir, difficile à respecter sans organisation.

3

3 copies de vos données

La donnée originale + 2 sauvegardes. Si vous n'avez qu'une seule sauvegarde et qu'elle échoue au moment de la restauration, vous n'avez plus rien.

2

2 supports différents

NAS + cloud, tape + disque... Les deux copies de sauvegarde doivent être sur des technologies différentes. Un incendie ou une panne matérielle ne doit pas emporter les deux.

1

1 copie hors site

Une sauvegarde doit être physiquement ailleurs (cloud, datacenter distant, site secondaire). Le dégât des eaux, l'incendie ou le vol ne doit pas atteindre toutes vos copies simultanément.

La règle 3-2-1-1 (version moderne) : Ajoutez un "1 copie immuable/offline" — une sauvegarde air-gappée, inaccessible depuis le réseau, que même un ransomware ne peut pas chiffrer.

Comprendre RTO et RPO

Deux métriques fondamentales que votre plan de sauvegarde doit définir avant tout incident.

RTO — Recovery Time Objective

Combien de temps pour redémarrer ?

Le RTO est le temps maximum acceptable entre le début de l'incident et la reprise d'activité. Un RTO de 4h signifie que vous devez être de nouveau opérationnel dans les 4 heures suivant un sinistre.

Exemple : Votre ERP tombe à 9h. Avec un RTO de 4h, vos équipes doivent pouvoir travailler à nouveau avant 13h.
RPO — Recovery Point Objective

Combien de données perdues acceptable ?

Le RPO est la perte de données maximale tolérée, exprimée en temps. Un RPO de 1h signifie qu'en cas de sinistre vous acceptez de perdre au maximum 1 heure de données.

Exemple : Avec un RPO de 1h et une sauvegarde toutes les 4h, vous êtes hors SLA. Adaptez la fréquence de sauvegarde à votre RPO.

Les erreurs courantes des PME

Ces erreurs paraissent anodines. Elles sont découvertes au pire moment.

Sauvegarder sans jamais tester la restauration

Le piège le plus fréquent. Une sauvegarde qui n'a jamais été testée n'est pas une sauvegarde, c'est une illusion de sécurité. Les fichiers peuvent être corrompus, le processus peut échouer, la version peut être incompatible. Testez une restauration complète au minimum une fois par trimestre.

Sauvegarder sur le même serveur que les données originales

Si le serveur tombe (panne matérielle, ransomware, incendie), la sauvegarde disparaît avec les données. La copie de sauvegarde doit être physiquement séparée de la source.

Se limiter à un NAS local

Un NAS local ne protège pas contre les incendies, les dégâts des eaux ou les ransomwares (qui chiffrent aussi les partages réseau). La copie hors site est obligatoire pour une vraie résilience.

Confondre synchronisation et sauvegarde

OneDrive, Dropbox, Google Drive sont des outils de synchronisation. Si vous supprimez accidentellement un fichier, la suppression se synchronise partout. Ce n'est pas une sauvegarde. Il faut un outil dédié avec versioning et rétention.

Que sauvegarder exactement ?

Un inventaire complet des éléments critiques à inclure dans votre plan de sauvegarde.

Fichiers métier

  • Documents partagés
  • Fichiers comptables
  • Contrats clients
  • Plans et CAO
  • Archives projets

Bases de données

  • ERP / CRM
  • Base comptable
  • BDD e-commerce
  • Applications métier
  • Logs d'audit

Messagerie

  • Boîtes Exchange / M365
  • Calendriers
  • Contacts
  • Archives emails
  • Teams / SharePoint

Configurations serveurs

  • Active Directory
  • GPO et politiques
  • Configs réseau
  • Certificats SSL
  • Scripts d'automatisation

Les chiffres qui font réfléchir

93%
Des entreprises ayant subi une perte de données majeure déposent le bilan dans les 5 ans.
58%
Des PME n'ont jamais testé la restauration de leurs sauvegardes. Elles ne savent pas si ça fonctionne.
4h
Temps moyen de coupure d'activité qu'une PME peut absorber avant impact financier significatif.
140€
Coût moyen par enregistrement de données perdu (GDPR + reconstruction + impact client). Source IBM.

Le plan de sauvegarde Infranat

Nous prenons en charge l'intégralité de votre stratégie de sauvegarde, du déploiement aux tests de restauration mensuels.

Plan 3-2-1 géré clé en main

Déploiement et supervision d'une architecture 3-2-1 complète : sauvegarde locale sur NAS, réplication cloud chiffrée, et copie immuable hors site. Zéro gestion de votre côté.

Tests de restauration mensuels

Chaque mois, nous testons la restauration complète d'un échantillon représentatif de vos données. Rapport fourni. Vous savez que ça fonctionne — avant d'en avoir besoin.

RTO garanti inférieur à 4 heures

Notre SLA garantit une reprise d'activité complète en moins de 4 heures sur les systèmes critiques. Pour les clients ayant opté pour notre PRA avancé, le RTO descend à 1 heure.

Chiffrement AES-256 bout en bout

Toutes vos sauvegardes sont chiffrées en transit et au repos avec AES-256. Conformité RGPD garantie. Clés de chiffrement sous votre contrôle exclusif.

Votre plan de sauvegarde est-il à la hauteur ?

Audit sauvegarde gratuit : nous analysons votre configuration actuelle et identifions les risques en 30 minutes.

Questions fréquentes

Quelle est la fréquence de sauvegarde idéale pour une PME ?
Cela dépend de votre RPO. Pour la plupart des PME, une sauvegarde toutes les heures des données critiques (bases de données, ERP) est recommandée. Les fichiers moins critiques peuvent être sauvegardés quotidiennement. L'important est que la fréquence corresponde à la perte de données maximale que vous acceptez.
OneDrive et Google Drive sont-ils suffisants comme sauvegarde ?
Non. Ces outils sont des services de synchronisation, pas de sauvegarde. Si vous supprimez accidentellement un fichier, il disparaît partout. Si votre compte est compromis, toutes les données sont exposées. Vous avez besoin d'une solution de sauvegarde dédiée avec versioning long terme, rétention configurable et tests de restauration.
Combien de temps conserver les sauvegardes ?
La durée de rétention dépend de vos obligations légales et de vos besoins. En France, les documents comptables doivent être conservés 10 ans. Pour les données RGPD, la durée est variable selon le type. En pratique, nous recommandons une rétention de 30 jours en sauvegardes quotidiennes, 12 mois en mensuelles, et 7 ans en archives annuelles.
La sauvegarde cloud est-elle sécurisée ? Qui peut y accéder ?
Avec un chiffrement côté client (avant l'envoi), les données sont illisibles même pour le fournisseur cloud. Le chiffrement AES-256 avec clés que vous seul détenez est la standard. Vérifiez que votre prestataire pratique cette approche et non le chiffrement géré côté serveur, qui laisse le fournisseur accéder à vos données.
Que faire si une sauvegarde échoue ?
Chaque échec de sauvegarde doit déclencher une alerte immédiate — idéalement avec un escalade automatique si non traité dans l'heure. Infranat supervise toutes les sauvegardes de nos clients 24/7 et intervient proactivement sur chaque échec sans attendre que vous nous contactiez. C'est le standard minimum d'une infogérance sérieuse.

Ne laissez plus vos données au hasard

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