Ce que « fin de support » veut dire, précisément
Le terme est mal compris parce qu'il ne décrit pas un arrêt mais une absence. Concrètement :
- Plus de correctifs de sécurité. Une faille découverte aujourd'hui dans Windows 10 ne sera pas corrigée. Et comme Windows 10 et Windows 11 partagent une grande partie de leur code, une faille corrigée sur Windows 11 désigne publiquement la même faille non corrigée sur Windows 10. Les correctifs de l'un servent de carte au reste.
- Plus d'assistance Microsoft. Aucun recours éditeur en cas de problème.
- Un désengagement progressif des éditeurs tiers. Les navigateurs, les antivirus et les logiciels métier arrêtent de valider leurs nouvelles versions sur un système non supporté. Cela ne se produit pas d'un coup, mais le jour où votre logiciel de comptabilité annonce ne plus garantir son fonctionnement, le délai de décision est réduit à zéro.
Les trois conséquences qui coûtent de l'argent
Au-delà du risque d'intrusion, qui est réel mais abstrait, trois conséquences se matérialisent dans les comptes :
- L'assurance cyber. Les questionnaires de souscription et de renouvellement demandent explicitement si le parc est sous systèmes supportés. Une réponse négative conduit à une surprime, à une exclusion, ou à un refus. Et en cas de sinistre, un parc non supporté donne à l'assureur un motif solide de discuter la prise en charge.
- La conformité. Le RGPD impose de pouvoir démontrer des mesures de sécurité adaptées. Un parc dont le système n'est plus corrigé est difficile à défendre devant un contrôle, et la directive NIS2 est plus explicite encore pour les entités concernées.
- Les clients grands comptes. De plus en plus de questionnaires fournisseurs comportent cette question. Elle peut vous écarter d'un appel d'offres sans que vous sachiez pourquoi.