Ce que ce calcul ne compte pas, et pourquoi
Volontairement, l'estimation reste basse. Nous préférons un chiffre que vous pouvez défendre devant votre direction sans être accusé de dramatiser. Ne sont donc pas comptés :
- Le rattrapage en heures supplémentaires après l'incident, qui se paie et qui fatigue.
- Les pénalités de retard contractuelles si vous livrez en retard.
- Le coût de la remise en état : intervention en urgence, hors forfait, souvent facturée à un tarif majoré.
- La perte de clients et l'atteinte à la réputation, réelles mais impossibles à chiffrer honnêtement.
- Le temps de la direction consacré à gérer la crise au lieu de son métier.
- Les obligations réglementaires en cas de violation de données personnelles : notification, information des personnes, et le temps que cela représente.
Autrement dit : le chiffre que vous obtenez est un plancher, pas une estimation complète. C'est précisément ce qui le rend utilisable dans une discussion budgétaire.
Les limites à connaître
Trois approximations assumées. Le calcul suppose que personne ne peut rien faire pendant l'arrêt, ce qui est rarement vrai à 100 % : dans beaucoup de métiers, une partie du travail continue sur papier ou au téléphone. Il traite tous les collaborateurs au même salaire moyen, alors qu'un arrêt touche rarement l'entreprise de façon uniforme. Et la part de chiffre d'affaires perdue est une appréciation, la vôtre, pas une mesure.
Ces approximations vont toutes dans le sens de la prudence, sauf la première. Pour un usage plus fin, il faut distinguer les services par criticité, ce que fait un plan de continuité d'activité.