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Combien vous coûte une panne informatique ?

Le chiffre que personne ne calcule, et qui recadre toutes les décisions informatiques d'une entreprise. Aucune donnée n'est envoyée : tout se calcule dans votre navigateur, et la méthode est publiée plus bas.

Votre situation

Quatre chiffres suffisent. Les valeurs de départ sont celles d'une PME française de 25 personnes, à remplacer par les vôtres.

Ceux qui ne peuvent plus travailler quand l'informatique s'arrête. Pas l'effectif total si une partie de l'activité continue sans.
personnes
Le brut, pas le net. Le calcul ajoute lui-même les charges patronales. Si vous préférez, divisez votre masse salariale brute mensuelle par l'effectif.
€ brut / mois
Environ 40 à 45 % pour un cadre, un peu moins pour un non-cadre. 42 % est une valeur de travail raisonnable, à affiner avec votre expert-comptable.
%
Sert à estimer le chiffre d'affaires non réalisé pendant l'arrêt. Laissez à 0 si votre activité se rattrape intégralement ensuite, ce qui est le cas de beaucoup d'activités de service.
€ / an
Un commerce ou une production perd sa journée. Un cabinet de conseil la décale. Soyez honnête : c'est ce paramètre qui fait le plus varier le résultat.
Une panne de serveur mal préparée immobilise souvent plusieurs jours. Un chiffrement complet sans sauvegarde testée, bien davantage.
Coût estimé de l'arrêt
—pour la durée simulée
Coût d'une heure—
Coût d'une journée (7 h)—
dont masse salariale immobilisée—
dont chiffre d'affaires perdu—
Renseignez vos chiffres à gauche.

Calcul effectué dans votre navigateur. Aucune valeur n'est transmise à Infranat ni enregistrée. Vous pouvez vérifier en coupant votre connexion après le chargement de la page : l'outil continue de fonctionner.

La méthode de calcul, en clair

Un calculateur dont on ne voit pas la formule ne vaut rien, parce qu'on ne peut pas vérifier ce qu'il fait. Voici exactement ce que celui-ci calcule.

Coût horaire de la masse salariale immobilisée
(salaire brut mensuel × (1 + taux de charges)) × effectif ÷ 151,67
151,67 est le nombre d'heures mensuelles d'un temps plein à 35 heures en France (35 × 52 ÷ 12).
Coût horaire du chiffre d'affaires non réalisé
chiffre d'affaires annuel ÷ 1 607 × part réellement perdue
1 607 heures correspond à la durée annuelle de travail de référence en France (soit environ 229 jours ouvrés de 7 heures).

Ce que ce calcul ne compte pas, et pourquoi

Volontairement, l'estimation reste basse. Nous préférons un chiffre que vous pouvez défendre devant votre direction sans être accusé de dramatiser. Ne sont donc pas comptés :

  • Le rattrapage en heures supplémentaires après l'incident, qui se paie et qui fatigue.
  • Les pénalités de retard contractuelles si vous livrez en retard.
  • Le coût de la remise en état : intervention en urgence, hors forfait, souvent facturée à un tarif majoré.
  • La perte de clients et l'atteinte à la réputation, réelles mais impossibles à chiffrer honnêtement.
  • Le temps de la direction consacré à gérer la crise au lieu de son métier.
  • Les obligations réglementaires en cas de violation de données personnelles : notification, information des personnes, et le temps que cela représente.

Autrement dit : le chiffre que vous obtenez est un plancher, pas une estimation complète. C'est précisément ce qui le rend utilisable dans une discussion budgétaire.

Les limites à connaître

Trois approximations assumées. Le calcul suppose que personne ne peut rien faire pendant l'arrêt, ce qui est rarement vrai à 100 % : dans beaucoup de métiers, une partie du travail continue sur papier ou au téléphone. Il traite tous les collaborateurs au même salaire moyen, alors qu'un arrêt touche rarement l'entreprise de façon uniforme. Et la part de chiffre d'affaires perdue est une appréciation, la vôtre, pas une mesure.

Ces approximations vont toutes dans le sens de la prudence, sauf la première. Pour un usage plus fin, il faut distinguer les services par criticité, ce que fait un plan de continuité d'activité.

Que faire de ce chiffre

Il ne sert à rien en lui-même. Il sert à répondre à trois questions que personne ne tranche sans lui.

1

Est-ce que ma sauvegarde est proportionnée ?

Comparez le coût d'une journée d'arrêt au coût annuel de votre dispositif de sauvegarde. Si la sauvegarde coûte moins qu'une journée d'arrêt, la question du « est-ce que ça vaut le coup » est réglée. Et si vous ne savez pas combien de temps prend une restauration complète, vous ne savez pas combien de journées compter. Voir le guide sauvegarde.

2

Quel délai d'intervention faut-il acheter ?

Un contrat garantissant une intervention sous 4 heures coûte plus cher qu'un contrat sous 48 heures. L'écart de prix se compare à l'écart de durée d'arrêt, multiplié par votre coût horaire. C'est le seul calcul qui permette de choisir un niveau de service sans deviner. Voir SLA, GTI et GTR.

3

Faut-il remplacer cet équipement maintenant ?

Un serveur ou un pare-feu en fin de support constructeur n'a plus de pièce de rechange garantie sous délai. La durée d'arrêt en cas de panne devient donc inconnue, et potentiellement longue. Votre coût journalier donne la mesure du risque accepté en attendant. Voir le serveur d'entreprise.

L'usage le plus utile de ce chiffre

Le présenter à votre direction avant de demander un budget, et non pendant. Une demande de budget informatique se discute ligne par ligne. Un coût d'arrêt chiffré change le cadre de la conversation : on ne parle plus d'une dépense, on parle d'un risque assumé ou couvert.

Et c'est à ce chiffre, pas à zéro, que doivent se comparer une ligne de sauvegarde, un onduleur, un second lien Internet ou un contrat d'intervention rapide.

Questions fréquentes

Comment calculer le coût d'une panne informatique ?

Deux composantes s'additionnent. La masse salariale immobilisée : salaire brut mensuel moyen majoré des charges patronales, multiplié par le nombre de collaborateurs empêchés, divisé par 151,67 heures mensuelles. Et le chiffre d'affaires non réalisé : chiffre d'affaires annuel divisé par 1 607 heures, multiplié par la part que vous ne rattraperez pas. Le total donne un coût horaire, à multiplier par la durée de l'arrêt.

Mes données sont-elles envoyées quelque part ?

Non. Le calcul est entièrement réalisé dans votre navigateur, en JavaScript, et aucune valeur n'est transmise à Infranat ni enregistrée. Vous pouvez le vérifier simplement : coupez votre connexion après le chargement de la page, l'outil continue de fonctionner.

Pourquoi diviser par 151,67 et par 1 607 ?

151,67 est le nombre d'heures mensuelles d'un temps plein à 35 heures en France, soit 35 × 52 ÷ 12. C'est la base utilisée sur les bulletins de paie. 1 607 heures est la durée annuelle de travail de référence, soit environ 229 jours ouvrés de 7 heures. Ces deux repères rendent le calcul vérifiable par n'importe quel service de paie.

Faut-il compter tout l'effectif ?

Non, seulement les collaborateurs réellement empêchés de travailler. Dans une entreprise de production, une panne de bureautique n'arrête pas l'atelier ; à l'inverse, une panne réseau arrête souvent les deux. Ce discernement fait varier le résultat plus que n'importe quel autre paramètre, avec la part de chiffre d'affaires perdue.

Pourquoi le résultat est-il volontairement bas ?

Parce qu'un chiffre défendable vaut mieux qu'un chiffre impressionnant. Ne sont comptés ni les heures supplémentaires de rattrapage, ni les pénalités de retard, ni le coût de l'intervention d'urgence, ni la perte de clients, ni le temps de la direction, ni les obligations réglementaires en cas de violation de données. Ce que vous obtenez est un plancher, ce qui le rend utilisable dans une discussion budgétaire sans être accusé de dramatiser.

Combien de temps dure une panne en moyenne ?

Il n'existe pas de moyenne utile, parce que la durée dépend presque entièrement de deux choses que vous maîtrisez : l'existence d'un contrat de support avec une pièce de rechange garantie sous délai, et le fait d'avoir déjà testé une restauration complète. Avec les deux, une panne de serveur se compte en heures. Sans aucun des deux, elle se compte en jours, et personne ne peut dire combien.

Puis-je réutiliser cette méthode ou ce calculateur ?

Oui, librement, y compris dans une note interne ou une présentation. La méthode est publiée précisément pour être vérifiée et reprise. Si elle vous est utile, un lien vers cette page nous fait plaisir, mais rien ne vous y oblige.

Et si on mesurait votre durée d'arrêt réelle ?

Le calculateur donne un coût horaire. Reste à savoir combien d'heures votre installation mettrait réellement à redémarrer, ce qui se mesure en testant une restauration. Audit sous 5 jours ouvrés, offert.

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