Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un serveur d'entreprise ?
C'est un ordinateur dont la fonction est d'exécuter des services pour d'autres machines, en continu et de façon fiable. Ce qui le distingue d'un ordinateur de bureau n'est pas sa puissance mais sa conception : composants prévus pour un fonctionnement ininterrompu, alimentations et disques redondants, surveillance matérielle, et un contrat garantissant une pièce de rechange sous délai. On achète de la disponibilité, pas de la puissance.
Une PME a-t-elle encore besoin d'un serveur ?
Souvent non. Trois des quatre rôles historiques ont une alternative hébergée mature : l'annuaire des utilisateurs, le partage de fichiers et la messagerie. Le quatrième résiste : une application métier qui exige une base de données centrale sur une machine spécifiée par son éditeur. C'est aujourd'hui la première raison, et souvent la seule, de garder un serveur.
Qu'est-ce que la virtualisation et pourquoi est-ce important ?
Elle permet de faire tourner plusieurs serveurs logiques indépendants sur une seule machine physique. L'économie de matériel est secondaire : le vrai gain est la restauration. Un serveur physique en panne demande de retrouver une machine compatible, réinstaller système, pilotes et application puis restaurer les données, soit plusieurs jours. Un serveur virtualisé se restaure entier sur n'importe quel matériel capable de l'accueillir, en quelques heures.
Vaut-il mieux un serveur sur site ou dans le cloud ?
Cela dépend de trois choses : l'existence d'un éditeur qui impose une machine sur place, la durée d'arrêt que votre activité supporte, et la présence de plusieurs sites ou de télétravail. Le cloud prend l'avantage sur le multi-sites et quand l'arrêt coûte cher. Le site garde l'avantage quand une application métier l'exige ou quand le lien Internet est fragile. Et dans les deux cas, ni l'hébergeur ni le matériel ne vous dispensent de sauvegarder.
Combien coûte un serveur pour une PME ?
Le matériel professionnel d'entrée de gamme se compte en milliers d'euros, mais c'est le mauvais chiffre. Le coût complet sur cinq ans ajoute les licences système et de virtualisation, le contrat de support constructeur renouvelé chaque année, l'onduleur et ses batteries, l'électricité en continu, le local ventilé, la sauvegarde et le temps d'administration. Il atteint fréquemment deux à trois fois le prix du devis matériel.
Combien de temps garde-t-on un serveur ?
Cinq à sept ans, parfois davantage, mais le signal de remplacement n'est pas la panne. Le critère numéro un est la fin du contrat de support constructeur : au-delà, aucune pièce de rechange n'est garantie sous délai, et un serveur en panne sans pièce disponible immobilise l'activité pour une durée inconnue. Viennent ensuite la fin de support du système et la saturation en mémoire ou en disque.
Le cloud dispense-t-il de sauvegarder ?
Non, et c'est le malentendu le plus coûteux du sujet. Un hébergeur garantit la disponibilité de l'infrastructure et sa propre redondance, pas la récupération de vos données contre vos propres erreurs, une suppression, ou un compte compromis. La sauvegarde reste entièrement à votre charge, et elle doit être indépendante de la plateforme qu'elle protège.
Faut-il un onduleur pour un serveur ?
Oui, et il doit être relié au serveur par un câble de données, pas seulement électrique. Une coupure brutale pendant une écriture peut corrompre les données ou la grappe de disques entière. L'onduleur doit permettre au serveur de s'éteindre proprement quand la batterie faiblit, et ses batteries se remplacent tous les trois à cinq ans. Un onduleur jamais testé en décharge est un faux filet de sécurité.