Questions fréquentes
Qu'est-ce que le PoE ?
Le PoE, pour Power over Ethernet, transporte l'alimentation électrique et les données dans le même câble réseau. Un téléphone IP, une borne Wi-Fi ou une caméra se branchent avec un seul câble, sans prise de courant à proximité. Outre la simplification de la pose, le PoE permet de redémarrer un équipement à distance en coupant son port et le place automatiquement sous la protection de l'onduleur de la baie.
Quelle différence entre PoE, PoE+ et PoE++ ?
La puissance disponible. Le PoE, norme 802.3af, fournit 15,4 W au port et garantit 12,95 W à l'équipement. Le PoE+, norme 802.3at, monte à 30 W au port et 25,5 W garantis. Le PoE++, norme 802.3bt, propose 60 W au port et 51 W garantis en Type 3, puis 90 W et 71,3 W en Type 4. L'écart entre les deux chiffres correspond aux pertes dans le câble.
Qu'est-ce que le budget de puissance d'un switch PoE ?
C'est l'enveloppe totale de puissance que le switch peut distribuer, partagée entre tous ses ports. Elle est très inférieure au nombre de ports multiplié par la puissance maximale par port : un switch 24 ports PoE+ laisse imaginer 720 W alors que son budget réel est fréquemment de 180 à 370 W. Au-delà, le switch cesse d'alimenter les ports supplémentaires et l'équipement ajouté reste éteint sans message explicite.
Comment calculer le PoE nécessaire ?
Relevez la consommation PoE réelle de chaque équipement dans sa documentation, en retenant la valeur maximale et non la moyenne, car une caméra motorisée consomme beaucoup en mouvement et une borne Wi-Fi davantage en forte affluence. Additionnez, ajoutez 25 à 30 % de marge, puis comparez au budget PoE du switch et non à son nombre de ports.
Un ordinateur risque-t-il quelque chose sur un port PoE ?
Non, avec du PoE normalisé. Le switch détecte d'abord la présence d'un équipement compatible et négocie la classe de puissance avant d'alimenter : un ordinateur ne reçoit donc aucune tension. En revanche, le PoE passif, qui envoie une tension en permanence sans détection, peut endommager un appareil non prévu pour cela. C'est la raison de l'écarter d'une installation professionnelle.
Peut-on brancher un équipement PoE+ sur un port PoE simple ?
Physiquement oui, mais le résultat est souvent un fonctionnement dégradé. Une borne Wi-Fi récente alimentée par un port de première génération désactive fréquemment une radio ou son port secondaire, sans alerte claire. Les symptômes se manifestent alors comme une mauvaise couverture Wi-Fi dont la cause réelle est électrique.
Quel câble faut-il pour le PoE ?
Du cuivre pur, en Cat 5e au minimum, et sur quatre paires pour les normes récentes. Les câbles en aluminium cuivré, vendus très bon marché, chauffent sous charge et dissipent une partie de la puissance au lieu de la transporter : ils sont à écarter. La limite des 100 mètres s'applique aussi à l'alimentation, et un équipement proche de sa limite de puissance au bout d'un long lien fonctionnera de façon instable.
Le PoE augmente-t-il la charge de l'onduleur ?
Oui, et c'est souvent oublié. Le switch doit recevoir toute la puissance qu'il redistribue, et cette puissance vient de l'onduleur. Un switch alimentant vingt équipements en PoE multiplie la charge de l'onduleur et réduit d'autant son autonomie. C'est une raison fréquente pour laquelle un onduleur correctement dimensionné à l'origine devient insuffisant après un déploiement de bornes Wi-Fi.
Faut-il utiliser des injecteurs PoE ?
Seulement en dépannage ou pour un équipement isolé. Un injecteur résout un besoin ponctuel mais supprime les deux bénéfices du PoE centralisé : plus de redémarrage à distance et plus de protection par l'onduleur. Chaque injecteur devient en outre un point de panne isolé que personne ne documente et que personne ne retrouve le jour où l'équipement s'éteint.