C'est pourquoi le réflexe le plus répandu est contre-productif. Face à un Wi-Fi qui rame, on achète une borne plus puissante, ou on augmente la puissance d'émission des bornes existantes. Résultat : chaque borne porte plus loin, donc elles s'entendent et se gênent mutuellement, et les appareils lointains monopolisent le temps de parole en émettant à bas débit. La performance baisse alors que la couverture augmente.
Les bandes, et ce qu'elles valent vraiment
- 2,4 GHz. Elle porte loin et traverse bien les murs, mais ne dispose que de trois canaux réellement non superposés. Elle est saturée par les voisins, les équipements Bluetooth, les micro-ondes et le matériel industriel. À conserver pour les objets connectés anciens, pas pour la bureautique.
- 5 GHz. Beaucoup plus de canaux disponibles, donc beaucoup moins de collisions. Elle porte moins loin et traverse moins bien, ce qui est un avantage en entreprise : les cellules se chevauchent moins et le réseau respire. C'est la bande de travail.
- 6 GHz. Introduite avec le Wi-Fi 6E et exploitée par le Wi-Fi 7. Encore plus de spectre et quasiment aucune pollution historique, mais une portée réduite et une compatibilité limitée aux appareils récents.
Une subtilité qui mérite d'être connue : élargir les canaux augmente le débit d'un appareil seul et réduit le nombre de canaux disponibles. Dans un bureau dense, des canaux larges font chuter la performance collective. Les réglages par défaut des bornes grand public privilégient le débit vitrine, ce qui est exactement le mauvais arbitrage pour une entreprise.