Questions fréquentes
À quoi sert un onduleur ?
Un onduleur maintient l'alimentation électrique en cas de coupure grâce à une batterie, et corrige en permanence les défauts de la tension du réseau. Son rôle n'est pas de faire fonctionner l'informatique pendant toute la panne, mais de donner le temps de s'arrêter proprement et d'absorber les micro-coupures, qui constituent la majorité des incidents électriques.
Quelle différence entre les VA et les watts d'un onduleur ?
Les watts mesurent la puissance réellement délivrable, les VA la puissance apparente. Le rapport entre les deux est le facteur de puissance, souvent compris entre 0,6 et 1. Un onduleur annoncé 1 500 VA peut ne fournir que 900 W : c'est toujours la valeur en watts qu'il faut comparer à votre consommation, jamais celle en VA, sous peine d'acheter un équipement insuffisant malgré un chiffre rassurant.
Comment dimensionner un onduleur ?
Relevez la consommation réelle au wattmètre plutôt que la puissance inscrite sur les alimentations, qui est un maximum théorique très au-dessus du réel. Additionnez, ajoutez 20 à 30 % de marge, puis choisissez un onduleur dont la puissance en watts laisse la charge entre 50 et 70 % de sa capacité. Dimensionner sur les étiquettes conduit à acheter deux à trois fois trop gros.
Quelle autonomie prévoir ?
Dix à quinze minutes à la charge réelle suffisent dans la plupart des PME. Cela absorbe l'immense majorité des coupures, qui durent quelques secondes, et laisse le temps d'un arrêt ordonné pour le reste. Viser une heure coûte très cher en batteries et n'a d'intérêt que si quelqu'un est présent pour décider quoi faire pendant cette heure, ou si un groupe électrogène doit prendre le relais.
Combien de temps durent les batteries d'un onduleur ?
Trois à cinq ans pour les batteries au plomb étanche, nettement moins dans un local chaud ou mal ventilé. Les batteries au lithium tiennent plus longtemps et supportent mieux la chaleur, pour un coût plus élevé. Le vieillissement est invisible : une batterie usée se charge normalement et affiche 100 % avec tous les voyants verts.
Comment savoir si la batterie de mon onduleur est encore bonne ?
Uniquement par un test de décharge : couper réellement l'alimentation d'entrée et mesurer le temps tenu avec la charge en place, puis comparer à l'autonomie attendue. Les voyants et le pourcentage affiché ne disent rien de l'état réel. Ce test se programme une fois par an, en fenêtre planifiée et avec une sauvegarde vérifiée au préalable.
Quel type d'onduleur choisir pour un serveur ?
Un modèle interactif suffit dans la plupart des PME pour un petit serveur, un NAS et la baie réseau. La double conversion se justifie pour une baie de serveurs, du matériel sensible ou un site dont l'électricité est de mauvaise qualité. Dans tous les cas, privilégiez une onde sinusoïdale pure en mode batterie : certaines alimentations récentes supportent mal l'onde approximée des modèles d'entrée de gamme.
Faut-il brancher le switch et le routeur sur l'onduleur ?
Oui, et c'est le point le plus souvent manqué. Protéger le serveur en laissant le switch, le routeur et le pare-feu sur une prise murale donne une informatique parfaitement vivante et totalement injoignable, y compris pour les postes en télétravail et pour la téléphonie IP.
Un onduleur protège-t-il de la foudre ?
Partiellement seulement. La plupart des onduleurs intègrent une protection contre les surtensions qui absorbe les transitoires courants, mais un impact direct ou proche dépasse largement leur capacité. Une protection sérieuse contre la foudre relève du parafoudre installé au tableau électrique, qui est un sujet d'électricien et non d'informaticien. L'onduleur n'y supplée pas.
Un onduleur suffit-il à protéger mes données ?
Non. Il réduit le risque de corruption lié à une coupure brutale, ce qui est utile, mais il ne protège ni d'une suppression, ni d'un rançongiciel, ni d'une panne de disque, ni d'un sinistre. Ces risques relèvent de la sauvegarde et de la redondance, qui sont des sujets distincts et complémentaires.