Questions fréquentes
Qu'est-ce que la virtualisation ?
C'est le fait de faire fonctionner plusieurs serveurs logiques sur un seul serveur physique. Chacun dispose de son propre système d'exploitation, de ses disques et de son adresse réseau, et se comporte comme une machine indépendante. Le logiciel qui réalise ce partage s'appelle un hyperviseur : il attribue à chaque machine virtuelle une part du processeur, de la mémoire et du stockage.
Qu'est-ce qu'un hyperviseur ?
C'est le logiciel qui crée et gère les machines virtuelles en répartissant les ressources du matériel entre elles. Il existe deux types : le type 1 est installé directement sur le matériel sans système d'exploitation en dessous, et c'est le seul choix pour un serveur de production ; le type 2 est une application installée sur un système ordinaire, réservée au poste de travail et au test.
Quel est le principal avantage de la virtualisation ?
Le serveur devient un fichier. On le sauvegarde entièrement, système et configuration compris, on le déplace d'un matériel à l'autre, on le photographie avant une opération risquée, et on le duplique pour tester. L'économie de matériel, qui était la motivation initiale, est devenue secondaire face à ces quatre possibilités, qui changent surtout le plan de reprise : on ne réinstalle plus, on redémarre une copie.
Deux serveurs virtuels sur le même hôte sont-ils redondants ?
Non, et c'est l'erreur de conception la plus fréquente. Une panne d'alimentation, une carte mère ou une erreur de manipulation sur cet hôte emporte les deux moitiés de chaque paire. La redondance existe sur le papier et pas dans les faits. Elle doit être pensée au niveau physique : deux hôtes, avec les éléments critiques répartis entre eux.
Combien d'hôtes physiques faut-il ?
Deux dès que l'arrêt coûte quelque chose, et le surcoût est celui d'un serveur. Si le budget ne permet qu'un seul hôte, l'exigence devient que les sauvegardes puissent être démarrées comme machines virtuelles chez un hébergeur : cela ramène un délai de reprise de plusieurs jours à quelques heures pour un coût modéré. Un cluster avec bascule automatique ne se justifie que si l'interruption se compte en minutes.
Qu'est-ce qu'un instantané et quel est son danger ?
Un instantané photographie l'état d'une machine virtuelle pour permettre d'y revenir, typiquement avant une mise à jour. Son danger est l'oubli : un instantané jamais supprimé continue de grossir, parfois pendant des mois, jusqu'à remplir le stockage et figer toutes les machines de l'hôte. C'est l'incident de virtualisation le plus courant, et il s'évite par une supervision de l'âge des instantanés.
Peut-on attribuer plus de ressources que la machine n'en a ?
Pour le processeur, généralement oui, les charges ne culminant pas toutes en même temps. Pour la mémoire, non : la surallocation dégrade tout l'hôte dès que les machines réclament réellement ce qui leur a été promis. La règle pratique est que la mémoire se partage avec prudence et le processeur avec souplesse.
Les conteneurs sont-ils de la virtualisation ?
Non, même si on les confond souvent. Un conteneur partage le système d'exploitation de son hôte et n'isole que l'application, ce qui le rend très léger. Une machine virtuelle embarque un système complet. Les deux coexistent dans les infrastructures modernes, mais pour une PME exploitant des applications métier classiques, c'est la virtualisation qui reste le sujet.
La virtualisation change-t-elle les licences ?
Oui, et cela surprend régulièrement. Selon l'éditeur, le droit d'usage s'évalue au niveau du serveur physique et non de la machine virtuelle, si bien que déplacer une machine d'un hôte à l'autre peut créer un besoin de licence supplémentaire. C'est un point à instruire avant la conception de l'infrastructure, pas au moment d'un audit éditeur.
Faut-il configurer l'arrêt des machines virtuelles ?
Oui, et c'est souvent oublié. À l'extinction, les machines virtuelles doivent s'arrêter avant l'hyperviseur, et le stockage en dernier. Sans cette configuration explicite dans l'agent lié à l'onduleur, celui-ci coupe tout brutalement au bout de son autonomie, ce qui produit exactement la coupure désordonnée qu'on voulait éviter.